Communiqué de l'UGB,
Union des Enseignants de Breton

le 28/05/2003

Enseignants bilingues dans le premier et le second degré, nous participons à la lutte que mènent actuellement les personnels de l'enseignement public.

  • Nous refusons la politique libérale du gouvernement qui vise à prolonger la durée des cotisations pour la retraite, en les faisant porter essentiellement sur les revenus du travail.
  • Nous refusons la déconcentration incohérente des personnels non enseignants -entre les départements et les régions-, sans concertation et sans moyens supplémentaires. Le but étant de réaliser des économies en faisant peser sur ces collectivités -et donc sur tous les contribuables- des charges que l'Etat ne veut plus assumer.
  • Nous refusons toute logique productiviste qui se profile à travers :
    • La suppression des postes.
    • La suppression des moyens spécifiques aux enfants en difficulté.
    • La menace qui pèse sur les écoles maternelles.
    • La hausse des effectifs dans les classes.
    • La subordination des programmes et des conseils d'administration aux lois du marché.

Pour autant :

  • Nous sommes partisans d'une régionalisation négociée fondée sur des projets concrets et des bases démocratiques.
  • Nous ne nous reconnaissons pas plus dans l'école de Jules que dans celle de Luc Ferry. Cette école n'a jamais été vraiment égalitaire, ni tolérante (bourrage de crâne et éradication du breton par des moyens coercitifs).
  • Nous ne voulons pas plus d'une école jacobine que d'une école libérale, qui freine l'enseignement dans et en langue bretonne. Nous voulons au contraire que celui-ci se développe et soit proposé dans tous les établissements.

Pour l' Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg
la secrétaire, Sylvie Toupin.