KEMENNADENN / COMMUNIQUE

Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg - D’an 11/09/2005

 

Rentrée 2005
Enseignement du et en breton : un démantèlement orchestré

Second degré
L’enseignement optionnel du breton se heurte à une mauvaise organisation des cours, rendant tout à la fois difficiles voire impossibles les emplois du temps des professeurs et des élèves : placement des heures en début ou en fin de journée ou encore à l’heure de midi, niveaux différents rassemblés, parcours modifiés, d’où une importante désaffection des élèves en cours de cursus.
Des filières entières sont déplacées notamment à Rennes.
L’enseignement bilingue est quasi inexistant tant dans l’enseignement public que dans l’enseignement privé, les pôles choisis ne répondent pas au souhait des familles, les transports nécessaires ne sont pas mis en place.
Diwan se heurte toujours à un manque crucial de locaux.

Premier degré
Les municipalités se renvoient la balle refusant soit d’engager des frais pour des enfants venant de communes avoisinantes, soit de payer la commune d’accueil malgré l'arrêt du tribunal administratif de Strasbourg
Lors de création de classes ou d’écoles, le problème devient crucial quelle que soit la filière considérée, les atermoiements des uns et des autres aboutissant au découragement des familles.
La pénurie d’enseignants est organisée : le nombre de professeurs des écoles recruté n’est pas à la hauteur des besoins. Certains départements sont sinistrés : c’est le cas de l’Ille et Vilaine et du Morbihan.
Il n’existe aucune réelle information des familles organisée par l’Education Nationale.
L’enseignement bilingue reste marginal et doit compter sur le militantisme de quelques personnes pour se développer.

Dans son vote du 10 décembre 2004, la Région Bretagne a voté à l’unanimité un plan de politique linguistique ambitionnant notamment de scolariser 20 000 élèves dans les classes bilingues avant la fin de son mandat.

On sera loin du compte si on ne change pas de braquet !
La Région doit se donner les moyens de tenir ses promesses.

Le Rectorat, les Inspections académiques, les DDEC refusent de donner à l’enseignement bilingue les moyens de son développement.
Les municipalités peinent à trouver les financements pour les locaux, le fonctionnement.

Le Conseil Régional de Bretagne doit mettre en place les structures permettant à l’enseignement bilingue de se développer, tant du point de vue des personnels que du point de vue des locaux et du fonctionnement, sans quoi il ne restera de son plan voté le 10 décembre qu'un écran de fumée, dans la trop longue tradition des vœux pieux exprimés par les pouvoirs publics en faveur de la langue bretonne.


Le 11 septembre 05 Armelle Ar C’hozh
Présidente d’UGB