Suite aux refus de certaines communes de scolariser des élèves dans la filière bilingue publique français/breton, l'UGB - Union des Enseignants de Breton - demande aux élus locaux de faire preuve de bonne volonté en s'engageant concrètement dans son bon fonctionnement.
Selon nous, il appartient à chacun d'entre eux de soutenir l'enseignement en langue bretonne au sein du système public quel que soit le lieu d'implantation de la filière.
Pour cela les communes, entre elles, doivent s'entendre afin de se répartir les frais de scolarisation hors commune d'origine des élèves bilingues.
Plusieurs solutions existent :
Les communes peuvent s’entendre dans le cadre de conventions entre deux ou plusieurs communes, ou dans le cadre de la communauté de communes déjà existante.
La loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés locales permet à un Etablissement Public de Coopération Intercommunale regroupant deux ou plusieurs communes d'assumer solidairement ces charges.
Ces solutions possibles doivent être examinées dans la plus large concertation entre les parties concernées, entre municipalités et équipes d’écoles, dans le souci d’offrir aux enfants un enseignement bilingue de qualité sur tout le territoire de la Bretagne.
Nos élus locaux ne doivent pas s'en remettre à une hypothétique modification du Code de l'Éducation pour permettre à toutes les familles de faire le choix de l'enseignement bilingue à l'école publique. Il leur revient d'abord de s'emparer des possibilités ouvertes par la législation actuelle et de prouver ainsi concrètement leur volonté d'assurer l'avenir social de la langue bretonne et le large accès des élèves à son enseignement efficace.
Armelle Ar C’hozh
Prezidantez