UGB, Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg

Union des Enseignants de Breton

Kemennadenn / Communiqué

22.02.05

 

Carte scolaire de l’enseignement public en Bretagne :

Au-delà des mots …

 

Les opérations de carte scolaire viennent de se terminer en Bretagne, laissant comme un goût de trop peu en ce qui concerne l’enseignement bilingue.

Le rectorat et les inspections académiques ont affiché – par voie de presse notamment- une volonté de donner toute sa place à l’enseignement bilingue. Le Conseil Régional de Bretagne vient de voter un plan de politique linguistique.

 

Qu’en est-il en réalité sur le terrain aujourd’hui ?

 

Dans le second degré, la réduction générale de moyens atteint de plein fouet l’enseignement du et en breton.

On assiste à des restructurations tant dans le domaine de l’enseignement optionnel que dans les filières bilingues, aboutissant à détruire l’existant (Rennes, Lannion, Landerneau) pour replacer artificiellement et sans concertation des heures sur d’autres sites.

Dans le même temps les Conseils Généraux, dont c’est la compétence, refusent de financer des transports spécifiques permettant de rejoindre les collèges ou lycées comportant une filière bilingue.

 

 Dans le premier degré, la situation n’est pas meilleure. Quand  l’Inspecteur d’Académie du Finistère affiche fièrement la création de six postes, il comptabilise à la fois les ouvertures pour poursuite de filières et la création de nouveaux sites. Hors, quelle que soit la filière (monolingue ou bilingue) il est normal d’ouvrir une classe quand les effectifs en progression le justifient !  

L’engagement en faveur de l’enseignement bilingue se mesure donc à la capacité à répondre aux demandes d’ouvertures de sites nouveaux : 2 en Finistère, 0 en Côtes d’Armor, 0 en Ille et Vilaine par exemple.

Les élus locaux -démentant ainsi le vote unanime de la Région- évoquent les arguments les plus divers soit pour refuser d’inscrire les enfants d’autres communes, soit pour refuser l’ouverture de nouveaux sites, se plaçant ainsi dans l’illégalité.

 

L’UGB / Union des enseignants de breton souhaite que soit mis à l’étude un véritable plan de transferts de compétences qui seul permettrait à la Région de mettre en œuvre son plan de politique linguistique.

 

Pour UGB, la présidente : Armelle AR C'HOZH